Education et culture

Brigitte Cerf, membre du Syndicat national unitaire des instituteurs professeurs des écoles (SNUipp-FSU) et du Réseau Education sans Frontières (RESF)

Brigitte Cerf décrit les obstacles à la scolarisation rencontrés par les enfants Roms vivant en bidonville et en squat, malgré des textes de loi très clairs : expulsions à répétition, conditions de vie difficiles, demande illégale de documents…

Adina, volontaire en service civique dans le projet Romcivic des Enfants du Canal

Adina explique l’impossible scolarisation de sa fille de trois ans, scolarisée à Bobigny alors qu’elles vivent dans un hôtel social à plus de 40 kilomètres. Elle a fait le choix difficile de retourner vivre dans un bidonville et de continuer à appeler le 115 en espérant avoir une place près du lieu de scolarisation de sa fille.

Jozsef, volontaire en service civique dans le projet Romcivic des Enfants du Canal

Jozsef raconte le refus de scolarisation qu’il a vécu à la mairie de La Courneuve, qui exigeait une domiciliation dans la ville. Une domiciliation que cette même mairie refusait aussi à sa famille. Il affirme « Je pense que scolariser un enfant, ça lui change la vie, il peut apprendre beaucoup de choses, il peut jouer, il peut faire la connaissance d’autres enfants ».

Baptiste Pascal d’Audaux, médiateur scolaire à l’ASET 93, Nikolaï, Slavi, Manuela, Sofia, Salomon, Manuel, Denise, Véronique Decker, directrice de l’école Marie Curie à Bobigny

Nikolaï, accompagné de Baptiste Pascal d’Audaux, médiateur scolaire, explique qu’il a besoin de 4 tickets pour aller à l’école car son hôtel est loin.

Slavi est venu avec son enseignante, Véronique Decker. Il dit qu’il doit appeler tous les jours le 115. Il aimerait pouvoir dormir tous les soirs pas loin de l’école. Manuela, Salomon et Sofia disent avoir été expulsés trois fois. Ils continuent pourtant leur scolarisation à Bobigny. Manuel explique qu’il ne peut pas venir tous les jours à l’école, surtout lorsque le 115 propose une nuit d’hôtel très loin. Denise conclut cette série de témoignage en affirmant « Tous les enfants aiment lire, et pour les parents, leurs enfants doivent apprendre, parce qu’après, dans leur métier, ils doivent lire ».